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Penser les avant-gardes et l’expérimentation

Date, Horaire et lieu
15/06/2017 - 16/06/2017, Toute la journée - Campus Carlone

AffichePAGEX

Penser les avant-gardes et l’expérimentation. 

L’actualité des écrits de Noëmi Blumenkranz-Onimus

15-16 juin 2017

Amphi 75 – Campus Carlone

Journées d’études organisées par le CMMC, le CTEL et le LIRCES, avec le soutien de l’UFR LASH et de la Ville de Nice (Doyen Lepine)

Le programme du colloque est disponible ici

Noëmi Blumenkranz-Onimus, fille de James Onimus, était chercheuse au CNRS en esthétique de l’art, réputée et reconnue pour son activité autour des avant-gardes artistiques. Elle était née en 1921 au Cap d’Ail ; elle est décédée le 25 décembre 2015, à Paris. C’est pour suivre son mari historien, rencontré en 1946, éminent spécialiste d’histoire du peuple juif au Moyen Âge, qu’elle avait renoncée à un poste de conservateur au Musée de Beaux-Arts de Nice, où elle avait effectué une partie de ses études. Elle était la fille de James Onimus, qui avait été ami d’Apollinaire : après la guerre, elle découvre une série de lettres adressées à James Onimus par Guillaume, et elle les publie dans les « Lettres Françaises » dès décembre 1951 ; par la suite, elle éditera également Que faire, le roman-feuilleton qu’Apollinaire avait publié dans Le Matin. À Apollinaire elle consacra également sa thèse présentée à l’École du Louvre, et intitulée « Apollinaire témoin des peintres de son temps ».

Parallèlement à ses travaux sur Apollinaire, Noëmi Blumenkranz-Onimus s’intéressa aux écrits des artistes sur leur art : l’ouvrage en trois tomes consacré à l’Année 1913 (paru en 1973-1974 sous la direction de Liliane Brion), auquel elle collabora, représente encore aujourd’hui un point de référence pour les études sur les avant-gardes européennes. La publication de l’ouvrage 1913 Cent ans après (paru sous la direction de Colette Camelin et Marie-Paule Berranger aux éditions Hermann en 2015) prouve l’actualité et l’originalité de l’approche.

Le troisième axe des recherches entreprises par Noëmi Blumenkranz-Onimus concerne le futurisme italien : elle travailla aussi bien sur la poésie que sur la peinture et les peintres, qu’elle fréquenta assidûment. Le livre La poésie futuriste italienne, publié chez Klincksieck en 1984, ouvre des pistes d’analyses fort intéressantes et assez originales en France, compte tenu de l’ostracisme dont le mouvement italien fait l’objet à l’époque.

A côté de nombreux articles consacrés à la poésie et au théâtre futuriste, Noëmi Blumenkranz-Onimus rédigera tout au long de sa vie un certain nombre d’essais aux avant-gardes. La plupart de ses essais ont paru dans les années 1970 ; au-delà de ces textes, la bibliothèque de Noëmi Blumenkranz-Onimus témoigne d’intérêts multiples et variés pour la poésie et les arts du second futurisme : elle possédait un nombre important d’ouvrages – dédicacés – de Bruno G. Sanzin, de Benedetto, ou bien encore de Wladimiro Tulli. A côté des ouvrages de Simone Weil, de Trotski, des surréalistes, s’alternent des numéros de la revue Recherches Poïétiques et ceux de la Revue d’Esthétique, ou bien les numéros de plusieurs revues consacrées à Apollinaire (Que Vlo-vé ?, La Revue d’Apollinaire de Minard) ; et puis encore des essais sur les avant-gardes russes, sur les néo-avant-gardes italiennes, sur la musique contemporaine. Elle a d’ailleurs coédité un ouvrage fondateur en langue allemande sur la musique futuriste au côté de Jean-Yves Bosseur et Otto Kolleritsch – musicologues respectivement français et autrichien, chefs de file des études sur la musique contemporaine – en 1976 chez Universal Edition.

Noëmi Blumenkranz-Onimus s’affirme donc au sein de la communauté des chercheurs sur les avant-gardes comme un auteur de référence dans l’analyse des mouvements artistiques d’avant-garde, à la fois précurseur et pionnière de discours esthétiques plus dominants, tout en marquant par l’originalité du propos qui s’adresse à tous les arts appréhendés dans leur ensemble, tant au niveau diachronique qu’au niveau synchronique. C’est la raison pour laquelle, à l’occasion de l’ouverture de ses archives personnelles à la recherche, il devient urgent et indispensable de convoquer un quorum pluridisciplinaire de chercheurs pour analyser son œuvre et en saisir son actualité.

Pour plus d’informations: Barbara Meazzi (CMMC), Jean-François Trubert (CTEL), Serge Milan (LIRCES), Cathy Margaillan (CMMC)


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