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Category Archives: Publications


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Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine
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Une noblesse en Méditerranée

couv_NOBLESSEMEDAnne BROGINI, Une noblesse en Méditerranée. Le couvent des Hospitaliers dans la première modernité, Presses Universitaires de Provence. Collection / Série : Le temps de l’histoire, 353 pp.

La table des matières est disponible ici

Ordre militaire religieux issu des Croisades, chassé du Levant en 1522, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, mieux connus sous le nom de chevaliers de Malte, établissent en 1530 leur couvent en Méditerranée occidentale, devenant des acteurs essentiels de l’histoire de l’Europe dans la première modernité. Cet ordre, constitué par la fine fleur de la noblesse européenne, compte aux XVIe-XVIIe siècles un nombre très élevé de nobles français, et particulièrement provençaux ; ces derniers représentent le quart des grands-maîtres élus en un siècle et demi. Les chevaliers se spécialisent dans la définition nobiliaire, par l’établissement d’un système d’admissions fondé sur la constitution d’écritures et de généalogies, et sur la fourniture de preuves de la pureté du sang et de la race. Cet ordre, symbole d’une perpétuation de la guerre sainte en Méditerranée, est aussi confronté à la diffusion du protestantisme au sein des noblesses européennes, qui l’oblige à conforter son identité religieuse par l’application stricte dans le couvent de la Réforme catholique, œuvrant à une grande discipline des corps et des moeurs des chevaliers. Dans un couvent dirigé à Malte par des grands-maîtres qui mettent en place une véritable vie de cour, les chevaliers sont également sensibilisés aux théories et aux évolutions politiques qui s’observent en Europe : des conjurations nobiliaires éclatent, qui tentent en vain de résister aux ambitions princières des grands-maîtres.

 

Journal d’une étrangère

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Hélène d’Œttingen, Journal d’une étrangère. Chroniques d’amour et de guerre 1914-1918, édité et annoté par Barbara Meazzi, suivi des Lettres à Hélène d’Œttingen 1914-1917, traduites du russe et annotées par Régis Gayraud, Paris, Editions Le Minotaure, 2016, ISBN: 978-2-916775-33-3.

En 1931, la poétesse Hélène d’Œttingen – dite Roch Grey – achève la rédaction du manuscrit du Journal d’une étrangère, inédit jusqu’à aujourd’hui, et dont la première rédaction remonterait à 1914-1915. Le Journal, transcrit et annoté par Barbara Meazzi, est organisé en trois parties, plus une quatrième restée à l’état de brouillon dactylographié : dans la première, il est question de la mobilisation, à Paris, en août 1914 ; la deuxième partie est une rêverie poétique et littéraire, alors que dans la troisième, la protagoniste commente les récits d’un « ami infirmier » travaillant dans un hôpital auprès des blessées de guerre ; la dernière partie contient des considérations très sombres et négatives sur Nice et la Côte d’Azur. En arrière fond du Journal, la vie d’Hélène d’Œttingen et de son cousin, le peintre cubiste Serge Férat, pendant la Première Guerre mondiale : c’est lui l’« ami infirmier » qui avait travaillé à l’Hôpital italien à Paris, là où avait été recueilli Guillaume Apollinaire en 1916.

La publication du Journal d’une étrangère est accompagnée des lettres que Serge Férat adresse à Hélène entre 1914 et 1917. Malgré l’éloignement géographique et les différences de condition de vie – elle le plus souvent sur la Côte d’Azur, lui le plus souvent dans l’atmosphère lugubre d’un hôpital militaire – on lit dans les non-dits, ou au contraire dans l’exagération des formules devenues rituelles, la connivence de ceux qui sont davantage qu’un couple, et davantage aussi que de simples cousins, deux complices liés depuis longtemps par une destinée commune, des goûts communs, une volonté créatrice commune. Apollinaire, Picasso, Irène Lagut, Survage, Reverdy et Nord-Sud, Les Mamelles de Tirésias, Charchoune et bien d’autres personnages apparaissent, dans les lettres. Serge et Hélène ont, peut-être sans en être conscients eux-mêmes, mus sûrement grâce à leur amitié pour Apollinaire, choisi la voie la plus moderne, la plus forte, celle qui mènera au dadaïsme et au surréalisme, lesquels paradoxalement, les engloutiront à leur tour.

http://galerieleminotaure.net/fr/exposition/la-baronne-doettingen/#

Le Pouvoir contourné. Infléchir et subvertir l’autorité à l’âge moderne

hermant-couvHéloïse HERMANT (dir.)Le Pouvoir contourné. Infléchir et subvertir l’autorité à l’âge moderne,Paris, Classiques Garnier, 2016, 406 p.
La table des matières est disponible ici
Suivant les méandres du politique à l’interface entre institutions et populations, ce volume examine simultanément les initiatives de certains acteurs pour contourner, infléchir ou subvertir les structures d’encadrement de la société sans volonté de rupture et les réactions des agents du pouvoir. À côté de la logique contrainte/obéissance, les rapports entre gouvernés et gouvernants relèvent d’une dynamique à double sens faite d’interactions entres forces sociales diverses non réductibles aux élites. Constatant la dimension systémique de ces initiatives, il apparaît que ces dynamiques d’infléchissement sont intrinsèques à la structuration et à la pérennisation des montages politiques, en somme à l’institutionnalisation des sociétés.

La Méditerranée en passion

Méditerranée en passionLa Méditerranée en passion – Mélanges d’histoire contemporaine offerts à Ralph Schor, sous la direction de Jean-Paul Pellegrinetti, Paris, Garnier, 2016, 653 pages.

Cet ouvrage, en forme d’hommage rendu à Ralph Schor pour l’ensemble de sa carrière est le témoignage de chercheurs envers un grand historien. Ces mélanges se composent d’une somme d’articles qui se répartissent entre quatre domaines correspondant aux thématiques de recherches privilégiées par Ralph Schor.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

La table de matières de l’ouvrage est disponible ici

Échec au roi. Irrespect, contestations et révoltes

CouvertureEchecauRoiPierre-Yves BEAUREPAIRE, Échec au roi. Irrespect, contestations et révoltes dans la France des Lumières, Belin, 2015

La table des matières est disponible ici

Au début des années 1740, Louis XV, dit le Bien-Aimé, est dans la force de l’âge, mais la France s’impatiente. Quand l’arrière-petit-fils du roi Soleil, se décidera-t-il donc à assumer son « métier de roi » ? à quitter les bras de ses maîtresses ? à s’émanciper de la tutelle d’un ancien précepteur qui approche des quatre-vingt-dix ans ? En quelques mois, l’image du roi, père et nourricier, se lézarde et le désamour s’installe. De « mauvais bruits » courent, que la police peine à faire taire. Les marques d’irrespect, les contestations et les actes de rébellion se multiplient jusqu’à la fin de son règne. Dans une France des Lumières en effervescence, Louis XVI hérite de ce premier échec au roi. Ses ministres se tournent alors vers l’opinion publique. Il ne faut plus seulement la contrôler, mais la séduire et s’en faire une alliée. Pari risqué, car il ne sera plus possible ensuite de lui imposer le silence. Comme l’écrit Diderot, une génération avant 1789, « une révolution dans les esprits » est à l’œuvre, qui transforme insensiblement le sujet en citoyen.

Une partie de cet ouvrage reprend des chapitres parus dans La France des Lumières 1715-1789, Belin, 2011, collection « Histoire de France », sous la direction de Joël Cornette.

 

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