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Publications individuelles


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Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine
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Les arts plastiques à Nice dans l’entre-deux-guerres

Les-arts-plastiques-a-Nice-dans-l-entre-deux-guerresSlim JEMAÏ, Les arts plastiques à Nice dans l’entre-deux-guerres, Serre Éditeur, 2017, 462 pp., ISBN: 9782864106302

Dans l’entre-deux-guerres la ville de Nice traverse des temps difficiles. Capitale mondaine reconnue depuis la Belle époque, au lendemain de la Première Guerre mondiale la cité azuréenne perd une bonne partie de sa clientèle aristocratique. La crise économique des années trente ne fait qu’accentuer ce déclin : de nombreux palaces mettent alors la clé sous la porte, dont le fameux Regina ayant jadis accueilli la reine Victoria. Dans ce contexte morose la ville décide de se réinventer en procédant à de grands travaux d’aménagement urbanistique mais aussi en veillant à moderniser son image. La démocratisation des modes de vie et des loisirs influence aussi la culture : autrefois cloitrées au sein des sociétés mondaines et cercles privés, les richesses artistiques et intellectuelles seront désormais accessibles au plus grand nombre grâce aux nouvelles institutions publiques qui voient le jour à Nice dans les années vingt et trente.

Le Centre Universitaire Méditerranéen inspiré par la vision universaliste de Paul Valéry, le Musée Masséna voué à l’amour de la « petite patrie », le Musée des Beaux-Arts Jules Chéret, hommage vibrant au génie décoratif de l’artiste – autant de nouveaux pôles d’attraction qui modifient radicalement le panorama culturel de la cité azuréenne dans l’entre-deux-guerres. Des institutions artistiques anciennes et vénérables voisinent avec celles nouvellement créées : la Société des Beaux-Arts de Nice, groupement professionnel des artistes niçois, le Cercle l’Artistique réputé pour ses fêtes grandioses dans l’esprit fantaisiste de la Belle époque, l’École Nationale des Arts Décoratifs animée par l’esprit novateur de son directeur Paul Audra…

L’ensemble de ces institutions, anciennes et nouvelles, comment évoluent-elles au fil des années vingt et trente ? Quelles sont les raisons de création et les modalités de mise en place des nouvelles institutions niçoises publiques ? Quelle est la politique municipale en matière des arts, et notamment celle de la municipalité Jean Médecin ?  Qui sont les mécènes des nouveaux musées niçois et quel type de relations entretiennent-ils avec les autorités municipales ? Existe-t-il une concurrence entre les institutions privées anciennes et les jeunes institutions publiques ? Qui sont les artistes niçois de l’époque et quels styles et mouvements artistiques sont plébiscités par le public niçois de l’entre-deux-guerres ? A partir des documents d’archives inédits et de l’analyse détaillée de la presse niçoise de 1918 à 1939, Slim Jemai nous propose une vaste étude historique autour des arts plastiques à Nice dans l’entre-deux-guerres.

 

 

Les maîtres de granit

couvertureYves POURCHER, Les maîtres de granit, Paris, Tallandier, 448 pages, ISBN : 9791021027350

En Lozère, la terre, la religion et la parenté tiennent les hommes d’une main de fer. L’ordre du granit fixe les droits et les rangs. Les maîtres du pays grandissent sur les domaines et commandent dans la langue des paysans. Alors, dans l’aire du clocher et du château, les siècles s’usent sans rien changer.
Yves Pourcher retrace, depuis le XVIIIe siècle, le parcours de ces élites accompli sous la tutelle vigilante de l’Église et des familles. Il nous montre leur extraordinaire capacité de résistance aux grands chocs historiques qui ébranlent la France. La justice change ? Ici, les coutumes l’emportent. La conscription réclame des hommes pour les armées du roi, de l’empereur ou de la République. On la fuit. Il faut aller à Paris pour réussir. Chacun garde un bout de terre car le Lozérien sait trop le prix des choses pour les abandonner. Et du village au canton, des lignées politiques se forment dans les passions électorales. Ici, les Chambrun, les Las Cases, et là, les Giscard, Ramadier et autres Mendras se succèdent de père en fils comme maire, conseiller général ou député. Jusqu’aux jours récents où, fragilisées par le changement et usées par le temps, les vieilles légitimités disparaissent.
Couronné par l’Académie française et l’Académie italienne, Les Maîtres de granit dévoile cette Lozère des notables, conservatoire étonnant des coutumes qui semblaient d’un autre âge.

Pour plus d’informations: https://www.tallandier.com/livre-9791021027350.htm

 

Une noblesse en Méditerranée

couv_NOBLESSEMEDAnne BROGINI, Une noblesse en Méditerranée. Le couvent des Hospitaliers dans la première modernité, Presses Universitaires de Provence. Collection / Série : Le temps de l’histoire, 353 pp.

La table des matières est disponible ici

Ordre militaire religieux issu des Croisades, chassé du Levant en 1522, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, mieux connus sous le nom de chevaliers de Malte, établissent en 1530 leur couvent en Méditerranée occidentale, devenant des acteurs essentiels de l’histoire de l’Europe dans la première modernité. Cet ordre, constitué par la fine fleur de la noblesse européenne, compte aux XVIe-XVIIe siècles un nombre très élevé de nobles français, et particulièrement provençaux ; ces derniers représentent le quart des grands-maîtres élus en un siècle et demi. Les chevaliers se spécialisent dans la définition nobiliaire, par l’établissement d’un système d’admissions fondé sur la constitution d’écritures et de généalogies, et sur la fourniture de preuves de la pureté du sang et de la race. Cet ordre, symbole d’une perpétuation de la guerre sainte en Méditerranée, est aussi confronté à la diffusion du protestantisme au sein des noblesses européennes, qui l’oblige à conforter son identité religieuse par l’application stricte dans le couvent de la Réforme catholique, œuvrant à une grande discipline des corps et des moeurs des chevaliers. Dans un couvent dirigé à Malte par des grands-maîtres qui mettent en place une véritable vie de cour, les chevaliers sont également sensibilisés aux théories et aux évolutions politiques qui s’observent en Europe : des conjurations nobiliaires éclatent, qui tentent en vain de résister aux ambitions princières des grands-maîtres.

 

Journal d’une étrangère

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Hélène d’Œttingen, Journal d’une étrangère. Chroniques d’amour et de guerre 1914-1918, édité et annoté par Barbara Meazzi, suivi des Lettres à Hélène d’Œttingen 1914-1917, traduites du russe et annotées par Régis Gayraud, Paris, Editions Le Minotaure, 2016, ISBN: 978-2-916775-33-3.

En 1931, la poétesse Hélène d’Œttingen – dite Roch Grey – achève la rédaction du manuscrit du Journal d’une étrangère, inédit jusqu’à aujourd’hui, et dont la première rédaction remonterait à 1914-1915. Le Journal, transcrit et annoté par Barbara Meazzi, est organisé en trois parties, plus une quatrième restée à l’état de brouillon dactylographié : dans la première, il est question de la mobilisation, à Paris, en août 1914 ; la deuxième partie est une rêverie poétique et littéraire, alors que dans la troisième, la protagoniste commente les récits d’un « ami infirmier » travaillant dans un hôpital auprès des blessées de guerre ; la dernière partie contient des considérations très sombres et négatives sur Nice et la Côte d’Azur. En arrière fond du Journal, la vie d’Hélène d’Œttingen et de son cousin, le peintre cubiste Serge Férat, pendant la Première Guerre mondiale : c’est lui l’« ami infirmier » qui avait travaillé à l’Hôpital italien à Paris, là où avait été recueilli Guillaume Apollinaire en 1916.

La publication du Journal d’une étrangère est accompagnée des lettres que Serge Férat adresse à Hélène entre 1914 et 1917. Malgré l’éloignement géographique et les différences de condition de vie – elle le plus souvent sur la Côte d’Azur, lui le plus souvent dans l’atmosphère lugubre d’un hôpital militaire – on lit dans les non-dits, ou au contraire dans l’exagération des formules devenues rituelles, la connivence de ceux qui sont davantage qu’un couple, et davantage aussi que de simples cousins, deux complices liés depuis longtemps par une destinée commune, des goûts communs, une volonté créatrice commune. Apollinaire, Picasso, Irène Lagut, Survage, Reverdy et Nord-Sud, Les Mamelles de Tirésias, Charchoune et bien d’autres personnages apparaissent, dans les lettres. Serge et Hélène ont, peut-être sans en être conscients eux-mêmes, mus sûrement grâce à leur amitié pour Apollinaire, choisi la voie la plus moderne, la plus forte, celle qui mènera au dadaïsme et au surréalisme, lesquels paradoxalement, les engloutiront à leur tour.

http://galerieleminotaure.net/fr/exposition/la-baronne-doettingen/#

Échec au roi. Irrespect, contestations et révoltes

CouvertureEchecauRoiPierre-Yves BEAUREPAIRE, Échec au roi. Irrespect, contestations et révoltes dans la France des Lumières, Belin, 2015

La table des matières est disponible ici

Au début des années 1740, Louis XV, dit le Bien-Aimé, est dans la force de l’âge, mais la France s’impatiente. Quand l’arrière-petit-fils du roi Soleil, se décidera-t-il donc à assumer son « métier de roi » ? à quitter les bras de ses maîtresses ? à s’émanciper de la tutelle d’un ancien précepteur qui approche des quatre-vingt-dix ans ? En quelques mois, l’image du roi, père et nourricier, se lézarde et le désamour s’installe. De « mauvais bruits » courent, que la police peine à faire taire. Les marques d’irrespect, les contestations et les actes de rébellion se multiplient jusqu’à la fin de son règne. Dans une France des Lumières en effervescence, Louis XVI hérite de ce premier échec au roi. Ses ministres se tournent alors vers l’opinion publique. Il ne faut plus seulement la contrôler, mais la séduire et s’en faire une alliée. Pari risqué, car il ne sera plus possible ensuite de lui imposer le silence. Comme l’écrit Diderot, une génération avant 1789, « une révolution dans les esprits » est à l’œuvre, qui transforme insensiblement le sujet en citoyen.

Une partie de cet ouvrage reprend des chapitres parus dans La France des Lumières 1715-1789, Belin, 2011, collection « Histoire de France », sous la direction de Joël Cornette.

 

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